01 novembre 2009
J'ai lu et j'ai aimé....
Le Sens des choses
Je viens de découvrir un nouveau genre de livre : Le sens des choses de Jacques Attali. Un livre que son auteur présente comme le premier hyperlivre.
Un hyperlivre permet, grâce à des codes imprimés au fil des pages, d’accéder, via un SMS, à des hypercontenus, c’est à dire à des informations complémentaires sur le sujet traité dans la page que l’on est en train de lire : textes, images, son, vidéo.
Je suis un fan de Jacques Attali, je pense avoir pratiquement lu tout ce qu’il a publié. Cette fois-ci, j’ai été un peu déçu. Pour deux raisons
1) L’aspect gadget de l’hyperlivre ne m’a pas séduit. Peut-être parce que je suis trop traditionnel mais surtout parce que mon téléphone ne lit pas les flashcodes et que dans ce cas, la démarche pour accéder au site internet est plus compliquée.
2) Le contenu du livre est inégal. En fait ce n’est pas un livre de Jacques Attali, il n’en a écrit que quelques pages. Ce livre rassemble les conversations que « l’auteur » a eues avec différentes personnalités reçues en compagnie de Stéphanie Bonvicini lors de ses émissions sur France Culture. Et je trouve que les textes des différents intervenants sont inégaux. Certains m’ont beaucoup plu ( Simone Veil, Malek Chebel, Philippe Sollers, Boutos Boutros-Ghali, Max Gallo, Erik Orsenna et surtout Daniel Cohen) d’autres ne m’ont pas interpellé, pire, certains m’ont ennuyé.
C’est quand même un livre - mieux un hyperlivre ! - à lire et je vous le conseille…
Un cœur intelligent
J'ai lu récemment le dernier livre d’Alain Finkielkraut : Un cœur intelligent et ce livre m’a enchanté.
Savant mais pas trop, il nous apprend à dépasser les mots pour retrouver le sens profond d’une œuvre.
L’auteur a choisi neuf romans dont il nous fait « l’explication de texte »
La plaisanterie de Milan Kundera, Tout passe de Vassili Grossman, Histoire d’un allemand de Sebastian Haffner, Le Premier Homme d’Albert Camus, La Tache de Philip Roth, Lord Jim de Joseph Conrad, Les carnet du sous-sol de Fedor Dostoïevski, Washington Square de Henry James et Le festin de Babette de Karen Blixen. Alain Finkielkraut analyse chacun de ces récits, en extrait la « substantifique moelle » et nous montre comment ces textes peuvent nous aider à mieux comprendre les problèmes de notre monde.
Le roi Salomon suppliait l’éternel de lui accorder un cœur intelligent. Après lecture de ce livre nous n’atteignons malheureusement pas ce but, mais nous avons l’impression d’avoir appris a mieux lire.